Tout ce que je (vous) souhaite

« A présent lève toi et mets-toi en quête, lève-toi d’un pied léger et va-t’en tranquillement chercher ce que tu as perdu » – Amos Oz.

Joséphine a trois mois et le soleil se lève sur 2023. A défaut d’une retrospective écrite sur 2022, j’ai fait une petite vidéo « best of » et je me suis rendue compte que cette année avait tourné principalement autour des enfants : des miens et ceux des amis, car nombre d’entre nous sommes parents plus ou moins en même temps. On a tous fait le choix de mettre un, deux, parfois trois enfants au monde, dans ce monde si chaotique, ce monde qui fait peur mais qui recèle aussi de beauté, à tel point qu’on a envie de le montrer à d’autres, qu’on fabrique des petits êtres qui vont prendre la relève de nos vies, avec panache je l’espère. Ca me donne le vertige parfois, d’avoir fait des enfants, car j’ai une peur bleue qu’elles (j’ai deux filles) connaissent la souffrance davantage que la joie, ou qu’on leur laisse un monde trop complexe voire détruit pour pouvoir l’apprécier. Mais je pense que j’aurais d’autant plus le vertige de ne pas en avoir, de ne rien laisser, de partir seule en me disant à quoi bon finalement ? Je ne laisse aucun héritage de cette vie passée, je coupe la lignée. Peut-être une lubie d’enfant unique. 

Puis finalement je pense que c’est un choix mais aussi quelque chose de naturel, d’avoir des enfants. Si on trouve la bonne personne et qu’on s’aime très fort, il n’y a rien de plus naturel que ça. Donc alea jacta est, elles sont là, prêtes à découvrir et j’espère, révolutionner un peu ce monde par la douceur, l’amour, et être les fondatrices d’un futur serein. C’est tout ce que je leur souhaite. En tout cas elles font déjà tourbillonner mon coeur. 

Donc pas de rétrospective, et pas de bonnes résolutions, comme ça je ne pourrai pas les déshonorer. Juste des souhaits pour 2023 : puisse-t-elle tourner autour…

Du lien; ces liens qu’on tisse avec les proches qu’on voit tous les jours, avec les enfants qu’on apprend à connaître, avec ceux éloigné géographiquement mais près du coeur, ceux dont les corps ne sont plus là mais dont les âmes nous accompagnent. Ceux qu’on ne connait pas encore.

De la lecture; le calme qui a marqué la seconde partie de mon année 2022 m’a permis de lire beaucoup plus, et j’ai réussi à terminer ces petits trésors : 

  • Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens 
  • Premier Sang, d’Amélie Nothomb
  • Les Mots, de Jean-Paul Sartre
  • Un sang d’aquarelle, de Françoise Sagan
  • Le Voyage de Pénélope, de Marie Robert
  • Vivre Vite, de Brigitte Giraud 
  • La carte postale, d’Anne Berest 

7 livres terminés pour beaucoup d’autres en cours de lecture. Essayons de continuer sur cette lignée. 

De la découverte

Une envie folle de voyages et de nouveaux horizons, surement induite par ces 5 derniers mois heureux mais immobiles. Et aussi de découvertes culturelles, artistiques. D’aller chercher la beauté où elle se trouve.

De l’inspiration

Je me et vous souhaite d’être inspiré par les autres. On peut dire ce qu’on veut d’Instagram, c’est là que j’ai découvert les personnalités qui m’inspirent le plus en ce moment; parmi eux Pauline Laigneau avec son podcast Le Gratin, Marie Robert et ses pensées quotidiennes, Ines Leonarduzzi, sa volonté et ses textes percutants , et récemment Louise Hourcade dont j’adore les newsletters. J’aime aussi énormément les podcasts de Charles Pepin, qui me gonflent à bloc quand je les écoute sur le chemin du boulot. Ces personnes là m’aident à appréhender le monde à travers et si j’ai tendance à être plus qu’inspirée, carrément aspirée par leurs contenus et à partir dans des réflexions interminables sans rien en faire de concret, je vois tout ça comme le terreau de ma pensée, qui je l’espère un jour se concrétisera en action. Je vous souhaite de trouver vos inspirateurs ! 

Sur ce, bonne année 2023 et un joli poème à garder en tête : 

Je me lèverai demain matin

Plus tôt qu’aujourd’hui

Le soleil demain matin

Sera plus chaud qu’aujourd’hui

Je serai gai demain matin 

Plus gai qu’aujourd’hui

J’aurai demain matin

Plus d’amis qu’aujourd’hui

Et bien que demain matin

La mort soit plus proche qu’aujourd’hui

Je serai demain matin

Plus vivant, plus vivant qu’aujourd’hui

« Plus vivant plus vivant » de R. Desnos, « poèmes de minuit », 1936 

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